Les Grenadines…ça gratte, mais c’est beau !

Journal de bord

 

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Quelque part aux Grenadines…

Kanaga découvre les Grenadines -à l’eau- depuis près de trois semaines maintenant.

En quittant la Martinique tout va bien. Kanaga file à 8 noeuds vers le Sud, sous artimon, grand voile, et génois convenablement arisé. On croise le Diamant, Sainte Lucie, Saint Vincent… puis quand on arrive bien plus sud, certains noms d’îles surprennent, voire, inquiètent.

Mustique (prononcez moustique). L’île où l’on se fait dévorer ? Nous n’avons même pas osé y poser les tongues. A priori, là-bas, on risque surtout de rencontrer des stars, Mick Jagger, James Bond…Et quelques paparrazzi. Nous on a surtout peur qu’ils ne nous reconnaissent pas et piqués par l’angoisse de l’anonymat on est allé voir ailleurs.

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Morpion, la carte postale…

Union, Mayreau, des noms qui grattent moins. Mais arrivent alors d’autres îles dont les patronymes ne sont pas plus engageants : Punaise…de quoi irriter la coque du Kanaga tant il y a peu d’eau…ou pire encore, Morpion. Pour cette dernière, forcément, cela nous a démangé d’aller y faire un petit tour. D’autant que cette île fait le bonheur du voyageur de passage, et l’enfer de celui que l’on oublierait là. Il n’y a rien. Enfin, presque rien. Il y a un parasol, un parasol de qualité puisque la légende dit qu’il a résisté à Ivan le cyclone qui s’était invité aux Grenadines en 2004. Et c’est petit, tout petit, minuscule – comme un morpion. A vue d’oeil elle doit faire 200 m2…Le graal, c’est de réussir à y accoster avant les voisins de bateaux – car forcément, d’autres plaisanciers ont eu l’info – et être seul à fouler le sol de ce petit banc de sable. Même les plus exigeants auront du mal à résister : Morpion correspond exactement à la carte postale que l’on a imaginé – Maintenons que pour le nom, ceux qui l’ont baptisé auraient pu faire un effort quand même, pourquoi pas poux ou teigne tant qu’on y est ?

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Parée au décollage…
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Un ange (royal) passe
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Un vieil autochtone

Dans les eaux de l’archipel l’équipage croise d’ailleurs une véritable ménagerie : des cachalots, des poissons colorés en tous genres, des tortues, des lambis, des gorgones, des coraux, des raies pastenagues…et même quelques squales. L’une de nous se trouvera face à un requin nourrice – ou peut être citron mais cette perspective l’enchante moins juste parce que le guide d’identification précise qu’ils peuvent être parfois un peu agressifs. A priori plutôt habitué à croiser ses comparses à denticules, il a manifesté quelque curiosité vis à vis de la bretonno-sapiens. Respectueux du thème de la croisière, l’un des jeune mousse du bord tentera une cohabitation avec des oursins qui ne manquera pas de piquant. Ces rencontres-ci ont eu lieu aux Tobago Cays, un site superbe, parc marin quelque peu victime de son succès vu le nombre de mâts présents… il est vrai que grenouiller dans l’eau ici est irrésistible.

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Et !…une grenouille endémique
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Kanaga, plus au sud…
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…au mouillage

Plus sud encore, dans l’Etat de Grenade, d’autres îles désertes nous attendent, aux noms plus classiques. Nous les tairons cependant. Gardons quelques mystères. Celles ci restent peu fréquentées. Plus grandes, elles permettent quelques explorations terrestres, avec de nombreux cactus et coussins de belle-mère. Mais le souvenir restera doux : l’un des équipiers clamera de retour à bord «c’est l’eau la plus turquoise et le sable le plus blanc que je n’ai jamais vu! »…

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Saint Vincent, plus… végétale

Un sable blanc qui contraste avec les plages de sable noir de Saint Vincent, où nous faisons halte sur la remontée en Martinique. Là, la forêt luxuriante s’impose et quelques pas au coeur de celle-ci donne un nouveau visage à ce chapelet d’îles. Plus végétal. C’est le Zion. Cette île là est plus jeune de quelques milliers d’années que ses comparses du sud, ce qui explique son côté sombre et ses vallées encaissées. Mais vient déjà le moment pour ceux qui nous accompagnent de prendre le chemin du retour. Une vingtaine d’heures de navigation sportive, au près, avec une mer agitée seront nécessaires pour rallier la Martinique- qui a dit que les croisières aux Caraïbes étaient tranquilles ? Bien que bringuebalés à bord du Kanaga, les images des Grenadines laissent alors leurs empreintes dans l’esprit de chacun et chacune. Alors, même s’ils ramènent quelques piqûres de méduses, d’oursins ou de moustiques (prononcez mustique)…c’est la tête pleine de turquoise qu’ils retournent à l’hiver. Attention, l’envie de revenir pourrait les démanger !

A suivre…

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